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Ailleurs USA

Etonnements New-yorkais

Ecologistes en carton (à lire ici) est un qualificatif qui conviendrait assez bien aux New-Yorkais mais également aux américains en général. Partout où je suis allé il fallait bâtir un avenir « sustainable ». Les hôtels y allaient tous de leur niaiseries à propos des serviettes (à lire ici) pour nous inciter à les réutiliser. Tout ceci en faisant tourner dans chaque chambre un climatiseur monstrueux en taille, réglé sur 60°F (15.5°C) alors que dehors il fait 18°C… Le plus amusant a été à Time Square où, au milieu d’un déferlement de publicités sur des écrans de 500m2 et plus pour tel artiste Spotify ou telle version du Coca-Cola ou encore le nouveau Top Gun avec l’ancien Tom Cruise, passent des messages sur un bandeau lumineux indiquant qu’il ne nous reste guère de temps avant une apocalypse climatique. Ceci sans évoquer les énormes camions V8 qui roulent avec leur chargement bien au delà des 65 mph (104.6 Km/h) autorisés sur les « interstates roads »

Liberty, est écrit partout et ce n’est pas un vain mot. La constitution qui s’applique aux USA date du 4 mars 1789 et n’a connu que 27 amendements en plus de 230 ans. C’est la 2ème constitution la plus ancienne en application dans le monde. Celle de San Marin date de 1600… Mais les territoires et populations sont incomparables. On entend être libre quand on est américain. Le plus bel exemple de cette liberté est donné par les femmes qui se promènent légèrement vêtues, décolletées et moulées dans des robes minimalistes. Personne ne regarde avec insistance ce qui est suggéré. Je n’ai pas entendu la moindre adresse de racailles envers ces femmes, ni remarqué le moindre geste ni regard déplacé. Certes je suis resté à Manhattan. Je le regrette vivement mais je doute qu’il y ait cette même liberté en Europe. Et pourtant qu’y a-t-il de plus beau qu’un corps de femme libre? 

En dépit d’une circulation assez importante, la cohabitation piétons, trottinettes (bien qu’on en voie peu elles existent encore), vélos de location, automobiles, camions se passe de manière apaisée. J’ai déjà vu des villes bien moins peuplées que les 19,5 millions de New-Yorkais faire beaucoup plus de bruit avec leurs Klaxons. L’Indonésie, (lire ici) à Surabaya ou Jakarta vers 18 heures en semaine fait bien plus de bruit. Les règles sont assez strictes pour les véhicules à moteur : les piétons et les cyclistes peuvent faire ce qu’ils veulent, en cas de choc, l’automobiliste est en tort. Elles sont plus floues entre piétons et cyclistes. On les voit souvent s’embrouiller les uns par les autres et inversement. J’ai beaucoup marché et il y a des feux piétons qui sont systématiquement respectés (10-15%) et la majorité des autres non. Les New-Yorkais savent…. L’idée du vélo m’est vite passée par rapport aux conditions de vente. Si tu n’as pas un cabinet d’avocats à t adisposition, ne prends pas de vélo à New-York.

Il faut être un ascète pour résister à la tentation gourmande à Manhattan. Partout on vend des « Take Away ». Le New-Yorkais ne s’arrête pas pour manger. Les livreurs UberEats ou 2 ou 3 autres équivalents sont partout. Ils parquent leurs vélos électriques avec d’énormes cadenas. Sur les versions électriques les batteries sont rendues inaccessibles. Il y a des Hamburgers partout. Hallal, Kascher, standard… toutes les versions. Je ne me suis nourri qu’à base de hamburgers à New York. Mac Donald’s, Burger King sont identiques à ce qu’on trouve en Europe. J’ai découvert Arby’s et il est à souhaiter qu’ils ne viennent point en Europe. A New York le « top du Hamburger » de chaine est le « Pat Lafrieda ». Et pour du surgelé, Pat boxe dans une catégorie assez supérieure. Les frites Pat Lafrieda sont nettement meilleures que celles des grandes chaînes.…. Il faut aussi dire qu’il y certains stands qui déversent des fumées indiquant une huile pas si fraiche que ça.  

Rien en théorie n’est plus facile qu’une ville où toutes les rues sont parallèles et perpendiculaires aux avenues. D’autant plus qu’elles portent des numéros. La 53ème rue est parallèle aux 52 précédentes, à la 54ème et toutes les suivantes. Idem pour les avenues. Ça se complique assez vite avec Broadway. C’est l’avenue qui traverse Manhattan dans sa longueur. Broadway est très long, (on parle de 53 Km tout de même), et est parfois parallèle aux autres avenues, parfois non. Elle fait des diagonales avec de jolis parcs aux intersections mais perturbe la numérotation des avenues. Ça se complique tout seul lorsque suite à la 5ème avenue on trouve 2 avenues puis la 3ème avenue…. Quand tu cherches une adresse qui est donnée avec un numéro dans une rue suivi d’un W (Ouest) ou E (Est), il faut juste savoir que la ligne de démarcation entre W et E est la 5ème avenue. 

Bruyant. New York est affreusement bruyant. La rumeur, le grondement sont permanents et incessants. On dit souvent de New York que c’est la ville qui ne dort jamais. C’est en fait la vile que ne peut pas dormir. Il y a, en plus des automobiles, un métro qui passe sur le pont de Manhattan. Le pont enjambe l’East River et il est constitué d’une structure métallique. Il a été inauguré en 1912 et aboutit dans le quartier branché, Dumbo, à Brooklyn . Chaque métro qui passe sur le pont rappelle par tous ses essieux que le pont est ancien. S’habituer à dormir auprès d’un tel tintamarre doit prendre un certain temps. 

A Vendre. New York est permanence un gigantesque marché. Partout des stands de nourriture de toutes les origines bien sûr mais également des objets et services divers. Je ne connais pas la législation sur les drogues à New York mais les vendeurs ne se cachent pas et ont même des petits camions décorés de façon à lever tout doute dans lesquels les clients trouvent leur bonheur. D’autre sont dans la rue et présentent leur herbe dans des bocaux. 

Gentillesse est un mot qui caractérise les New-yorkais (du moins ceux que j’ai rencontrés). Dans les commerces, on entend 10 fois merci et très souvent « Thank you for your business ». Les serveurs et les caissiers s’intéressent au client et l’accueillent par un «How are you doing today? » qui appelle à l’échange. J’ai parlé avec plein d’inconnus qui étaient attentifs à mes questions et qui ont à chaque fois aidé le New-yorkais débutant. Mon hôtel n’offrait pas de petit déjeuner, je l’ai donc pris 2 matins de suite dans le bar voisin. Le 2ème jour j’étais accueilli par un « How are you doing man? Nice to see you again! Like yesterday or do you want to try another breakfast? ». La veille nous avions discuté un peu et manifestement il se souvenait. C’est tellement grand que je m’attendais à rester anonyme et invisible. On l’est moins qu’en Europe. 

Par baichette

Passionné de voyages, photos avec un téléphone et de vente.

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