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Dominos avec Monsieur Gloire, et « Hop ! »

La visite de Monsieur Demi-Merci et de Monsieur Gloire s’est terminée par un tour dans Paris. Ils ont pu visiter en une petite journée Notre-Dame, le jardin des Tuileries, l’Esplanade du Louvre, les colonnes de Buren, l’Opéra Garnier, la Place Vendôme, la Tour Eiffel, la Place de la Concorde et remontée des Champs Elysées. Entre certains des monuments (nous ne sommes rentrés qu’à Notre Dame et sur la Tour Eiffel) promenade en « BateauBus ». Le tout parfaitement organisée par Marion une photographe-guide. Merci à elle.

Pendant la visite de ces partenaires potentiels chinois une des questions était de connaitre le but exact de visite de Monsieur Gloire. Bien que j’ai demandé 5 ou 6 fois il se cachait toujours pour ne pas répondre derrière son anglais approximatif et bottait en touche quand j’insistais auprès de notre interprète, Wo Wo. L’avant dernier soir, à l’hôtel nous nous sommes trouvés tous les 2 en avance de 20 minutes sur les autres pour le diner. Comme il y avait quelques jeux dans le salon, je lui ai fait un tour de magie avec des cartes qui l’a fait rire et qu’il a compris à la 3ème fois. Ensuite nous avons joué aux dominos.

Les chinois jouent différemment des français. Nous (du moins dans ma famille) nous distribuons 6 ou 7 dominos suivant le nombre de participants et le reste constitue la pioche dans laquelle les joueurs prennent un domino quand ils ne peuvent pas jouer. Le gagnant est celui qui pose tous ses dominos en premier. Chez les chinois (du moins les miens !) on donne tous les dominos. Celui qui ne peut plus jouer abat un de ses dominos face contre table. À la fin on compte les points sur les dominos qui ont été couchés. Le but étant d’avoir le moins de points possibles. J’ai gagné 2 parties, ensuite Monsieur Demi-Merci et Wo Wo nous ont rejoints. Je pense que Monsieur Gloire m’a « laissé gagner » les 2 premières parties. Ensuite sur les 5 suivantes il s’est imposé magistralement. Monsieur Demi-Merci paraissait surpris voire mauvais perdant. Suite à cette phase de jeu, Monsieur Gloire s’est, un peu comme un enfant avec qui on joue, montré plus ouvert et s’est livré plus facilement sur ses motifs de voyage. Le jeu comme business facilitateur, assez nouveau pour moi !

J’écris ces lignes depuis un avion Air France. Ça faisait longtemps que je n’avais pas volé avec Air France. En fait j’ai fait un déplacement Zürich – Bilbao. Pour ce trajet, le plus court en temps et en phase avec mes impératifs horaires était de faire Zürich – Paris Charles de Gaulle puis Paris Charles de Gaulle – Bilbao. Pour le retour pareil. Ce n’est pas le chemin le plus direct mais c’était le mien. La ligne Paris Charles de Gaulle – Bilbao est assurée par « Hop ! ». Ayant quitté la France depuis 3 ans je n’avais que vaguement entendu parler de « Hop ! » (Quel nom bas de gamme…. Combien a déboursé Air France chez un publicitaire pour trouver ce nom grotesque?), comme la filiale low-cost sensée concurrencer EasyJet, Air Berlin, EuroWings, Vueling et autres Ryan Air. Dans les faits pour la partie vol à proprement parler il n’y a aucune différence : les sièges sont les mêmes, les avions aussi (à part le marquage « Hop ! »), lors des annonces il est dit « bienvenus sur le vol Air France AF 1234 opéré par Hop ! ». Les sandwiches sont exactement les mêmes que sur Air France : fromage ou saumon. Dans les autres low-cost, si on veut à boire ou à manger il faut payer, sur « Hop ! » c’est inclus dans le prix. Peut-être aurais-je dû comparer les dates de fabrication et limite de consommation entre Air France et « Hop ! » pour déceler une trace d’économie. Ce sera pour la prochaine fois si jamais il y en a une.

En revanche, comme c’est la compagnie low-cost il faut faire des économies. Elles sont faites sur 2 secteurs au moins : le terminal 2G à Roissy Charles de Gaulle et l’amabilité du personnel aussi bien au sol que le personnel naviguant. Quand on a comme moi eu la « chance » de connecter un vol Air France à un vol « Hop !» et le contraire au retour on est passé par le terminal 2G. Les vols Air France arrivent tous et décollent du terminal 2. Dans le terminal 2 il y a 2A, 2B, 2C jusqu’à 2F qui sont tous joignables à pieds. Pour aller au terminal 2G je pensais qu’il était proche du 2F (ordre alphabétique… pas trop dur à imaginer). En fait il faut aller au terminal 2F puis suivre des panneaux et prendre un bus qui nous mène en 10 minutes au 2G. Le bus circule au bord des pistes et compte tenu de la longueur du trajet la dénomination 2G parait assez trompeuse. Dans ce sens c’est assez bien indiqué. Au retour, le 2G est un terminal low-cost alors pas de panneau d’indication pour savoir où trouver le vol suivant. Je me suis adressé à une jeune femme qui portait un manteau Air France pour m’enquérir de la direction à suivre. Dialogue (je t’épargne l’accent de racaille – pas le mien bien entendu, celui de la jeune femme tu t’en doutes) :

  • Bonsoir, pourriez-vous m’indiquer l’endroit où je peux trouver un panneau d’affichage qui m’indique le terminal où je prendrai mon prochain avion s’il vous plait ?
  • Là !
  • Je ne vois pas de panneau…
  • Faut mettre votre carte d’embarquement dans le lecteur là ! me dit-elle en s’écartant d’une borne de lecture qu’elle cachait.
  • Ah ! merci pour votre amabilité.
  • Si vous z’êtes pas content c’est pareil.
  • Bonne soirée, enchanté de vous avoir connu
  • Pffffff !

Très « service clients » comme on le voit. Quant aux hôtesses sur « Hop ! » j’imagine que les plus souriantes sont sur Air France et les plus acariâtres sont réservées pour la version low-cost. Pour ce qui est du personnel au sol, à l’embarquement les personnes en charge n’hésitent pas à houspiller ceux qui ne vont pas assez vite pour présenter leur passeport « OUVERT A LA PAGE DE L’IDENTITE !» et leur carte d’embarquement. Je ne suis pas certain qu’Air France puisse gagner la bataille des compagnies low-cost avec ce type de service. On verra bien mais je ne miserais pas gros sur la réussite de cette expérience. Ils doivent s’en douter, j’ai reçu pour 2 vols 2 demandes par e-mail d’enquête de satisfaction au sujet de mes vols « Hop ! ». Je ne me suis pas donné la peine de les remplir.

Par baichette

Passionné de voyages, photos avec un téléphone et de vente.

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